← Blog·26 août 2026·6 min de lecture

Refaire son site : les 7 signes qui ne trompent pas

Un site ne devient pas mauvais d’un coup — il glisse. Voici sept vérifications concrètes, deux minutes chacune, pour savoir si le vôtre a glissé trop loin.

Illustration : une fenêtre de navigateur noire craquelée, remplacée par un panneau neuf vert signal

1. Il ne produit aucune demande

C’est le seul signe qui suffit à lui seul. Un site professionnel a un travail : transformer des visites en appels, en formulaires remplis, en devis demandés. S’il ne le fait pas, il ne « présente » pas votre entreprise — il la coûte.

La vérification : comptez les demandes arrivées par le site sur les trois derniers mois. Pas une impression, un décompte. Si vous ne pouvez pas le mesurer, c’est déjà une réponse : un site refait aujourd’hui inclut la mesure de ce qu’il rapporte.

2. Il est pénible sur téléphone

La majorité des visites d’un site d’entreprise locale ou de services se fait sur mobile. Un site pensé pour un écran d’ordinateur et « adapté » après coup se reconnaît immédiatement : textes minuscules, boutons impossibles à viser, menus qui débordent.

La vérification : ouvrez votre site sur votre propre téléphone et essayez de faire ce qu’un client ferait — trouver votre numéro, demander un devis. Chronométrez. Si vous, qui connaissez le site, peinez, un inconnu abandonne.

3. Vous ne pouvez plus le modifier

Le prestataire a disparu, le CMS n’a plus été mis à jour depuis des années, personne ne connaît les accès. Résultat : le site affiche des horaires faux, une équipe partie, des prestations abandonnées — et chaque correction est une expédition.

La vérification : demandez-vous qui, aujourd’hui, peut changer une phrase sur la page d’accueil, et en combien de temps. Si la réponse est « personne » ou « on ne sait pas », le site est déjà à l’abandon — il ne le montre juste pas encore.

4. Il est lent, et vous vous y êtes habitué

Vous ne voyez plus la lenteur de votre propre site : votre navigateur l’a en cache, et vous avez appris à attendre. Vos visiteurs, eux, arrivent à froid, souvent en 4G, et jugent en quelques secondes.

La vérification : testez votre page d’accueil dans PageSpeed Insights, l’outil gratuit de Google, en regardant la colonne mobile. L’outil vous dit ce que Google constate — et Google se sert de ce constat.

5. Votre offre a changé, le site raconte l’ancienne

Les entreprises bougent plus vite que leurs sites. Vous avez monté en gamme, abandonné une activité, changé de zone — et le site continue de vendre l’entreprise d’il y a cinq ans, attirant les mauvaises demandes et ratant les bonnes.

La vérification : relisez votre page d’accueil comme un client. Chaque prestation affichée est-elle une prestation que vous voulez encore vendre ? Votre meilleure offre actuelle y figure-t-elle en premier ?

6. Vous êtes introuvable, même en vous cherchant

Il ne s’agit pas d’être premier sur un mot-clé concurrentiel — il s’agit du minimum : quelqu’un qui cherche votre nom, ou votre métier dans votre ville, doit vous trouver.

La vérification : cherchez « votre métier + votre ville » en navigation privée (pour neutraliser votre historique). Regardez qui occupe la première page à votre place. Ce sont eux qui reçoivent les appels.

7. La technique vous met en risque

Un cadenas absent dans la barre d’adresse (site sans HTTPS), un avertissement « site non sécurisé », un formulaire qui envoie des données personnelles sans mention RGPD, un CMS plus mis à jour depuis des années : chacun de ces points fait fuir les visiteurs, et certains vous exposent juridiquement.

La vérification : regardez la barre d’adresse (le cadenas), le pied de page (mentions légales, politique de confidentialité), et la date de la dernière mise à jour que quelqu’un peut vous confirmer.

Refaire sans perdre ce qui existe

Le piège classique de la refonte : un site tout neuf… et les positions Google de l’ancien perdues, parce que les adresses des pages ont changé sans redirections. Chaque ancienne adresse doit rediriger vers sa page équivalente (une redirection dite « 301 ») — c’est un travail d’inventaire, pas de la magie, et il fait partie du devis ou il n’en fait pas.

Notre méthode complète — audit de l’existant, conception, migration avec redirections, mise en production maintenue — est décrite sur la page refonte de site internet. Et si votre question est d’abord budgétaire, la page prix d’un site internet contient un calculateur qui donne un ordre de grandeur honnête en deux minutes.

Vous avez coché plus de deux signes ? Décrivez votre site et ce qu’il devrait produire dans le formulaire ci-dessous — on vous répond avec un diagnostic, pas une plaquette.

Votre situation en deux lignes — un développeur répond.2 champs
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